L'entreprenariat
- Constance de Bouttemont
- 3 déc. 2025
- 1 min de lecture
Je n’aurais jamais imaginé qu’envoyer un simple colis puisse me faire douter autant. Et pourtant… ce que personne ne dit sur l’entreprenariat ? Parfois, le plus difficile, c’est simplement de scotcher un carton.

Il y a quatre ans, à nos débuts à La Pinède Lointaine, chaque expédition ressemblait à une épreuve. Nous avancions à tâtons : trop de types de cartons, jamais le bon format, du scotch qui se déchirait mal, des étiquettes qui s’imprimaient de travers… Et avec l’obsession d’envoyer des colis « parfaits », nous passions près de deux heures sur chaque commande.
Pour le choix du transporteur, c’était encore plus laborieux : comparaisons interminables, tableaux Excel compliqués et jamais vraiment à jour, des tableaux croisés dynamiques inutiles… sans oublier les nombreux allers-retours chez le fournisseur pour trouver le “bon” carton ou le “bon” rouleau de scotch.
À ce rythme, il nous était presque impossible de dépasser le traitement de trois commandes par jour. A la fin de chaque période de précommande, avec les perspectives prometteuses d’une plus grande production à venir, une question revenait : “Comment fera-t-on pour suivre le rythme ?” On a quand même foncé.
Aujourd’hui, je mesure le chemin parcouru. Avec de meilleurs outils, des process clarifiés et surtout l’expérience accumulée, nous traitons désormais 15 à 20 commandes par jour, efficacement et sans stress. Les volumes augmentent, et le plus motivant… c’est que nous avons encore de la marge.
Une belle preuve que les débuts chaotiques ne doivent jamais décourager : ils deviennent souvent les fondations de nos meilleures réussites.



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